LES TOILES DE FONTENAY, IMPRESSIONS GRAPHIQUES ET COLORÉES

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  • Alfred Latour (dessinateur), Brunet Lecomte (exécutant), Touareg, vers 1948, MT 2022.9.1 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Orient, 2020, MT 2022.8.1 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Hubert Aynard (exécutant), Croisade, vers 1980, MT 2022.9.3 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Damier, 2020, MT 2022.8.5 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Sans Titre Bleu, 2020, MT 2022.8.7 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Sans Titre Rouge, 2020, MT 2022.8.6 © ©Abbaye de Fontenay
  • Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Persan, 2020, MT 2022.8.4 © ©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Brunet Lecomte (exécutant), Touareg, vers 1948, MT 2022.9.1
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Orient, 2020, MT 2022.8.1
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Hubert Aynard (exécutant), Croisade, vers 1980, MT 2022.9.3
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Damier, 2020, MT 2022.8.5
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Sans Titre Bleu, 2020, MT 2022.8.7
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Sans Titre Rouge, 2020, MT 2022.8.6
©Abbaye de Fontenay
Alfred Latour (dessinateur), Manufacture d’impression sur étoffes Beauvillé (exécutant), Persan, 2020, MT 2022.8.4
©Abbaye de Fontenay

  Directement inspirées des motifs cisterciens de l’abbaye de Fontenay, ces toiles sont imprégnées d’un parfum de sobriété monacale et d’une force dans leur composition structurée au rythme des lignes et de la puissance sombre ou lumineuse des aplats de couleurs.

L’ensemble des Toiles de Fontenay - deux jeux de sept toiles - se compose d’une édition originale datée de 1942, de 6 rééditions (vers 1980) d’après les dessins originaux et selon la technique du cadre à plat propre au premier éditeur des toiles, Pierre Aynard. Ainsi que de 7 retirages sur toile métis en lin et coton de la Manufacture d’Impression sur Étoffes Beauvillé, en Alsace.


  Rencontre entre le vocabulaire graphique de l’artiste et le geste artisanal de l’impression au cadre, sont nés des toiles imprimées d’un esprit résolument moderne. Dont la grande échelle est à la hauteur de son talent.

Pour révéler la beauté et le caractère intense des compositions, la toile imprimée manuellement, est imprégnée de couleur dans toute son épaisseur à l’aide de plaque en bois, où chaque couleur nécessite plusieurs passages.

  • La pièce originale "Touareg" et la réédition "Orient" déclinent en deux teintes, un jeu de motifs strictement géométriques. Ce répertoire de formes est semblable à "Croisade" et "Damier" où dominent les losanges traités en aplats.

  • La ligne droite et angulaire forme la trame de "Sans Titre Rouge" et "Sans Titre Bleu".

  • Le dessin de "Persan" évoque, comme le souligne son titre, l’ornement iranien tel que l’on peut le retrouver dans l’architecture ou dans la marqueterie.

LE FONDS ALFRED LATOUR, MUSÉE DES TISSUS DE LYON

Alfred Latour, Reproduction de 3 dessins, extraite de la revue "Arts et Métiers graphiques", 1932, Lyon/ MT 37978.53. Don de Marielle Latour, 1976.
© Lyon, musée des Tissus – Pierre Verrier
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  Le musée des Tissus de Lyon conserve aujourd’hui le plus important fonds textile d’Alfred Latour

Témoins des deux grandes périodes dédiées à cette pratique, la collection se compose :

  • D’albums d’esquisses et de tissus réalisés pour le compte de la maison Bianchini Férier dès 1929, révélant ainsi, ce lien caractéristique de l’époque, qui unissait les artistes et l’industrie textile.

  • Un ensemble de 258 échantillons, complété aujourd’hui par les Toiles de Fontenay, reflet de son travail réalisé à l’initiative de son ami Pierre Aynard, entre 1945 et 1952.

Alfred Latour est un artiste à l’œuvre protéiforme, qui en repoussant les limites de son art graphique à une grande surface ou sans limite de l’impression textile, a marqué la matière de ses motifs stylisés, et continue d’inspirer les designers, d’aujourd’hui et de demain.

Le musée des Tissus contribue ainsi, depuis la fin des années 1970, à diffuser son travail à travers la consultation des fonds pour les étudiants et les professionnels, ainsi qu’une démarche de prêts pour des expositions lui étant consacrées.

  LA FONDATION ALFRED LATOUR

Créée à Fribourg en Suisse, le 22 septembre 2004, la Fondation Alfred Latour est établie depuis l’été 2018 à Lausanne. Reconnue d’utilité publique par la Confédération helvétique, elle a pour but de conserver, promouvoir, diffuser et ainsi, faire vivre la mémoire et l’œuvre d’Alfred Latour.

Découvrir la Fondation Alfred Latour

LE PARCOURS D’ALFRED LATOUR (1888-1964)

Le talent d’Alfred Latour pour le dessin se révèle dès son plus jeune âge. Après un bref passage à l’École nationale des beaux-arts de Paris, il se forme de manière autodidacte sur le terrain et dans les musées.

  • 1908 : Il entre à l’École nationale des arts décoratifs de Paris, où ses maîtres l’encourage à poursuivre sa voie dans la gravure et la peinture.

  • 1909–1911 : Pendant son service militaire à Granville, il exécute de nombreux dessins, aquarelles et peintures de la Normandie.

  • 1913 : Installation de son premier atelier parisien à l’Île Saint-Louis, période où il réalise des encres de Chine de Paris et de ses environs.

  • 1919 : Augmentant sa production de gravures sur bois et travaillant le cuir pour des reliures uniques, il est invité par Charles Peignot, fondateur de la revue Arts et métiers graphiques, à ornementer des ouvrages. Son travail typographique, traits de plume, marques, estampes et culs-de-lampe, deviendront très rapidement des références. Il gagne ainsi une notoriété durable chez les amateurs avertis et auprès de grandes institutions : British Museum, Victoria and Albert Museum, New York Public Library, Bibliothèque nationale de France.

  • 1929 : Invité par Charles Bianchini, cofondateur de la manufacture Bianchini Férier à Lyon, il élabore de nombreux motifs pour les textiles de mode et d’ameublement, et fait rapidement partie des artistes renommés de la maison, au même titre que Raoul Dufy dont il a pris la succession. En parallèle, il effectue de nombreux reportages photographiques (en tant que correspondant par l’agence de presse Meurisse à Paris), et poursuit son travail de reliure comme de décoration d’ouvrages auprès de divers éditeurs.

  • 1932 : Il décide de rompre avec les tumultes de la vie parisienne et achète un mas à Eygalières, où il abandonne progressivement la gravure sur bois au profit de l’aquarelle.

  • 1934 : Il engage une longue collaboration publicitaire avec Étienne Nicolas, fondateur de la maison des Vins Nicolas.

  • 1935–1936 : Il rejoint l’Union des artistes modernes (UAM) au titre d’“artiste graphiste”, aux côtés notamment de Mallet-Stevens, Le Corbusier, René Herbst, Cassandre, Sonia Delaunay et Fernand Léger.

  • 1940–1945 : Pendant l’occupation, il œuvre activement dans la Résistance et doit se cacher un temps à Lyon. Cette période le fait revenir à la peinture à l’huile, après plus de vingt années consacrées à divers domaines artistiques.

  • 1945 : À la fin de la guerre, il s’installe définitivement à Eygalières dans un nouveau mas. Il continue ses activités professionnelles pour assurer un confort matériel, et le reste du temps à la peinture, dont il envoie quelques toiles pour des expositions collectives en France (galeries Carmine, Durand-Ruel, Garibaldi), en Italie et en Suède.

    Pour son ami Pierre Aynard, éditeur lyonnais de tissus imprimés destinés à la haute couture et propriétaire de l’abbaye de Fontenay, il dessine des motifs inspirés d’éléments historiques de l’abbaye, intitulés les “Toiles de Fontenay”.

    Malgré les sollicitations constantes des acteurs du monde culturel, ainsi que les critiques élogieuses et les encouragements de son entourage à contribuer à divers projets, Alfred Latour se tient à l’écart, trop attaché au calme et à la solitude, et ce, jusqu’à son dernier souffle.

LES RÉCOMPENSES D’ALFRED LATOUR

Célébré par la critique entre 1928 et 1960, Alfred Latour a reçu de nombreuses distinctions et honneurs :

  • Grand Prix du Salon des arts décoratifs de Paris en 1925

  • Primé au salon d’Automne de Paris en 1927 et en 1930

  • Médaillé d’or en 1954 à l’occasion de la 10e Triennale de Milan – Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes et de l’architecture moderne

  • Plusieurs prix à l’Exposition universelle de 1937, où il expose aux pavillons du Livre, de l’UAM et de la Publicité