Exposition "Henri Matisse, dans l'aventure du tissu"
Le Doyenné - Espace d'art moderne et contemporain, du 4 juillet au 20 septembre 2026
INFORMATIONS PRATIQUES
Exposition « Henri Matisse, dans l’aventure du tissu »
Du 4 juillet au 20 septembre 2026
Le Doyenné - Espace d’art moderne et contemporain
Place Lafayette
43100 Brioude
Le Doyenné, espace d’art moderne et contemporain de Brioude, propose cet été une exposition qui explore un pan méconnu de l’œuvre d’Henri Matisse : ses inspirations et ses créations textiles.
L'exposition
L’exposition met en lumière la place du textile dans la démarche artistique d’Henri Matisse, tous médiums confondus : gravure, dessin, peinture ou encore création de costumes.
Le parcours débute par une évocation du goût de Matisse pour les tissus occidentaux, qu’il met particulièrement en scène dans ses portraits, avant d’aborder sa découverte des tissus orientaux. La représentation de textiles lui permet également de magnifier ses nus, ainsi que ses danseuses, auxquelles il consacre une part importante de son œuvre dans les années 1930.
Dix ans plus tôt, l’artiste s’était tournée vers la création de costumes pour le monde du spectacle, créant notamment ceux de plusieurs personnages du ballet Le Chant du Rossignol d’Igor Stravinsky, présenté pour la première fois à l’Opéra de Paris en 1920.
L’exposition se clôt sur les apports de son voyage en Polynésie qui l’amènent à s’intéresser à d’autres typologies textiles, notamment à la tapisserie, en même temps que son travail de création avec des papiers découpés.
Cette évolution lui permettra par la suite de concevoir les créations des chasubles pour la chapelle du Rosaire de Vence, réalisées avec la participation de la maison de soierie lyonnaise Brochier.
Matisse et les tissus orientaux
Issu d’une lignée de tisserands, Henri Matisse s’est toujours intéressé aux textiles, il collectionne d’abord ceux de sa région natale, les Hauts-de-France, avant d’enrichir sa collection de tissus extra-européens.
Il découvre plus en détail les tissus orientaux à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris de 1900, de l’exposition d’art islamique organisée au musée des Arts décoratifs en 1903, puis lors de l’Exposition universelle de Munich en 1910.
Ses voyages, en Algérie en 1906 puis au Maroc en 1912, constituent également l’occasion d’autres découvertes textiles. Tapis, voiles ou encore djellabas apparaissent ainsi dans ses tableaux, à l’image de la toile imprimée ou tapis de prière iranien et de la robe d’intérieur, confectionnées à partir de châles en cachemire provenant des Indes, deux pièces conservées dans les collections du musée et prêtées à l’occasion de cette exposition.